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LA MYSTERIEUSE "Mme PETIT".
Témoin de survie de Pierre Quemener:

Elle était venue à Morlaix afin de dire à la famille Seznec le 4 novembre 1924, qu'elle avait vu le conseiller général, à Paris, le 26 mai 1923. Et les magistrats de conclure "Mais attendu que lors de son audition en 1926, Madame Petit, dont l'inconnue avait donné l'adresse et précisé certains faits véridiques de sa vie, a déclaré n'être jamais allée en Bretagne et ne connaître aucune des familles Seznec ou Quémeneur" Après vérification, il s'avère que cette Mme Petit s'appelle en réalité Joséphine Reine PETIT-JACQUES. Que dans la rue Jean-Jacques Rousseau, pour l'époque, il n'y avait pas de numéro de rue, néanmoins, il y avait une quinzaine de maisons. Que celle-ci est née le 23 janvier 1884, qu'en 1910, elle épouse un dénommé JOYEUX dont elle divorcera en 1917. Elle se remaria en mai 1929 avec Charles LAMAND. Son décès : février 1953. Une voisine de cette dame l'ayant très bien connue, confirmera que c'est bien elle sur la photo datant de 1926 que nous lui présentons. De même que Marie Jeanne SEZNEC et Angèle LABIGOU, la reconnurent elles-mêmes sur cette même photo. On ne comprend pas très bien comment elles auraient pu inventer l'histoire de cette femme, demeurant à plus de 500 kms, venue leur dire qu'elle avait vu Pierre QUEMENER ce jour-là...A moins, qu'à elle aussi, on ait fait des pressions...Pas de Mme Petit-Jacques dans cette rue...mais un inspecteur de la Sûreté à Paris, un certain Sudre, demeurait là...

...


Mme Petit-Jacques, l'inconnue du 4 novembre 1924

MR. R.G. WILKINSON:

Il était en affaires avec Pierre QUEMENER. Né dans le Devon nord en 1851, il est le second fils du capitaine WILKINSON qui commanda le navire "Westuard Ho" effectuant des trajets entre Londres et l'Inde de l'est durant des années. Arrivant à Newport en 1867, Mr. WILKINSON a travaillé avec la firme de MM. Jones BROS & Co, shipbrokers. En 1872, il commence son "business" en tant qu'associé et à partir de 1884, fut le seul propriétaire de la firme de Rennie WILKINSON à Newport. Maire de cette ville, il fut l'homme le plus populaire de la région et connaissait M. Pierre QUEMENER : ils furent tous deux des hommes politiques. La firme WILKINSON BROS exista jusqu'en 1932. Nous avons contacté la famille...mais malheureusement, il n'y eu jamais de réponse de leur part.


R.G.Wilkinson ami et contact commercial de Quémener

MAITRE BIENVENUE, témoin et alibi de la présence de Guillaume Seznec à Saint-Brieuc, le 13 juin 1923.

Cet avocat de Saint-Brieuc avait donné plusieurs dates de visites de Guillaume Seznec à son étude, dont celle du 13 juin 1923, de très bonne heure et fut très mal accueillie, car Me Bienvenue devait plaider dans cette même journée.Mais il finira par rétracter bizarement ses dires, argant qu'il n'était pas à Saint-Brieuc ce jour-là car présent au chevet de son beau-père malade...étrange !
Nous avons eu, cependant, la confirmation du Greffier du Tribunal de Commerce de Saint-Brieuc, que Maître Bienvenue avait bien, ce jour-là, participé à l'audience du Tribunal de Commerce mais que la date n'apparaît pas très bien sur la photocopie et qu'il intervenait dans une affaire Moro c/Dimier, rendue le 15 juin 1923.
Guillaume Seznec et Maître Bienvenue se sont bien rencontrés ce matin-là du 13 juin 1923 à Saint-Brieuc.


document prouvant la présence de Me Bienvenue le 13 juin 23 à St.Brieuc

LA "LETTRE CHARGEE" de Me POULIQUEN:

Me Pouliquen a affirmé qu'il avait adressé une lettre chargée contenant un chèque de 60.000 francs. Jamais personne n'est venu contester le contenu de l'enveloppe adressée à Pierre Quemener au bureau de poste n°3 à Paris.
Qu'est-ce qu'une lettre ou pli chargé ? Dans le Code des Postes,année 1923, chapitre III, Valeurs déclarées, nous apprenons qu'elles contiennent des valeurs-papiers dont le montant est indiqué sur la suscription de l'expéditeur. Aucun minimum de déclaration n'est imposé, mais la valeur déclarée ne peut excéder ...20.000 francs par lettre.
Si toutefois (cependant, nous en doutons) l'enveloppe a bel et bien contenu un chèque de 60.000 francs, nous confirmons que finalement, la fraude et le mensonge...ça peut rapporter gros
Il est à noter que Maître Pouliquen a, par la suite, récupéré cette lettre chargée ainsi que son précieux contenu, qui, d'après Claude Bal, journaliste qui avait mené une enquête dans les années 50, n'a jamais été retrouvée dans le lourd dossier de l'affaire Seznec.


modèle de lettre chargée

LE "TEMOIN GEORGES LEGRAND":

"Attendu que, pour ce qui est de Legrand, directeur de l'agence de machines à écrire Contin à Rouen..."
l'agence Contin est en réalité Continsouza, nous n'avons pas pu confirmer la présence d'une agence à Rouen. Voici ce que nous avons trouvé : Continsouza S.A. (siège : 403 rue des Pyrénées à Paris, usines à Belleville et Levallois-Perret) constructeurs d'appareils de précision et de matériel cinématographique Pathé. Relations avec la B.N.C., garante du paiement par Continsouza de la redevance d'une licence de fabrication de machines à écrire Seidel et Naumann à Dresde...En 1920, la société orienta toute son activité vers la fabrication d'équipements électriques pour automobiles, d'un système américain déjà exploité en Europe par une puissante firme allemande(Benz), et surtout vers la création d'une machine à écrire destinée à concurencer les machines américaines d'importation.
Encore un lien direct avec les Etats-Unis d'Amérique...

Revenons à nos moutons : dans les documents du Greffe du Tribunal de Commerce de Paris relatif à cette société Contin, aucun Legrand ne figure parmi les responsables, ni aucune succursale est installée à Rouen.


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BARTHELEMY SPOR

Barthélémy Aimé, dit Emile, est né en 1886 à Paris. Il vint en Bretagne en 1917. Garagiste de Lambézellec, Passage St Martin à Brest (inscription de son exeploitation au RC de Brest en date du 07.12.1920, n°2908), il obtint l'entretien des locomotives utilisées par les Américains sur le port. Guillaume Seznec l'aida à s'installer et à acheter un tour. Il assurait l'entretien de la camionette du maître de scierie et connaissait Pierre Quemener. Il n'est pas impossible qu'il se soit mêlé, lui aussi, du trafic de voitures américaines. Il quitte la Bretagne, en mai 1923 pour Paris, il confia la direction de son garage à son employé Gabriel Gouez, le chargeant de remettre les recettes à ses deux filles. Il ne fit aucune réaparition et ses filles, elles-aussi, s'éclipsèrent mystérieusement. L'inscription au registre du commerce fut radiée dans les années 50. Nous avons cependant pu retrouver sa trace. En 1925, sa fille Marcelle se marie à Pantin. En 1932, son fils Louis Gabriel se marie lui aussi, au Pré-ST-Gervais. En 1938, nous retrouvons Barthélémy Spor à Pantin, où il est toujours mécanicien auto,avec son
épouse Louise, employée à la
Manufacture des Tabacs et son fils Aimé Louis (qui se marie la même année). En 1947, année du retour de Guillaume Seznec, il demeure à Annet-sur-Marne. Nous avons pu contacter la famille qui nous confia que l'arrière-grand'mère (mère de Barthélémy), originaire de Lorraine, avait une branche familiale apparentée au Maréhal Ney. Il nous fut répondu également qu'elle n'a jamais eu de renseignements sur ce garage de Bretagne et encore moins sur une "fuite" vers la Capitale en 1923. Il décédera en 1959, où, comble d'ironie...il demeurait au 16, rue des ... Carrières d'Amérique !


Manufacture des Tabacs de Pantin - Confection des cigarettes sans papier

dernière mise à jour 26.08.08